Le château PDF Imprimer

M. Alain Binet et M. Alain Bourguignon, membres des amis de l'histoire, viennent de faire paraitre un livre de 72 pages sur le chateau de Monchy Saint Eloi. Vous pouvez vous le procurer au tarif de 11 euros.
Fichier pdf avec les informations complémentaires.

 

Le Château de Monchy Saint Eloi existe depuis l’époque féodale ; ses fossés sont encore ceux de la forteresse primitive qui bordait la rivière « Brèche », les quatre pavillons ont remplacé les quatre tours d’angle tout en gardant les fondations de celles-ci. Comme la plupart des anciennes demeures féodales, servant de résidence, le Château fort a été remplacé au XVII ème siècle par une demeure habitable, Château de style et d’époque Louis XIII, dont les grandes lignes subsistent.
Cette reconstruction commencée en 1620, est due tout d’abord à Louis LECLERC puis à son gendre François Le CONTE trésorier général de l’extraordinaire des guerres et de la marine, à la mort de celui-ci, c’est son fils aîné l’abbé Anthoine Le CONTE grand amoureux des lieux qui terminera la construction.
A l’origine le Château était un simple bâtiment rectangulaire allongé terminé par deux pavillons carrés légèrement saillants. Les deux façades étaient identiques, la façade sud est demeurée intacte, c’était la façade principale lors de la construction, car le Château donnait sur la vieille route prolongeant « le chemin vert » en direction de Caucry au Mont, c’est François Le CONTE qui absorba ce chemin dans son parc et le détourna suivant le tracé actuel au Nord ce qui ne se fît pas sans protestations. L’abbé Anthoine Le CONTE Conseiller et Aumônier du Roi, qui fut évêque de Grasse en 1681 mourut au Château le 6 septembre 1683.
En 1816 Didier, Théophile DEYEUX fils du chimiste Nicolas DEYEUX pharmacien de Napoléon 1er, installa sur la propriété, une fabrique de carreaux étrusques qui fut déplacée vers la faïencerie de Liancourt en 1828.

L’état actuel du Château date de 1852 date à laquelle le Comte de PORET fît construire les ailes ainsi que la galerie éclairée par des vitraux de différentes provenances, il fit également surélever la partie centrale du second étage, afin d’équilibrer la perspective du bâtiment. Il fit graver les dates de construction et d’agrandissement sur le couronnement des cheminées des pavillons coté Nord.

Napoléon III se rendant au Palais de Compiègne fît de fréquentes visites à Monchy, ou il jouait au billard avec son ami le Comte de Poret.
Le Château de Monchy n’a pas eu parmi ses possesseurs qui furent très nombreux, de personnalités très marquantes, Il doit surtout sa réputation locale à deux d’entre eux :

Marguerite BELLANGER favorite de Napoléon III, qui en eu l’usufruit, car c’est pour le fils naturel de celle-ci Charles LEBOEUF que Napoléon III avait achetait fort discrètement le Domaine, (cet enfant était probablement son fils)

Puis le fameux industriel et affairiste Alexis GODILLOT célèbre par ses fournitures militaires
et en particulier les chaussures auxquelles les soldats donnèrent son nom. (un médaillon représentant son portrait est scellé sur le pavillon du gardien en haut du pignon.)

En 1896 le Château devint la possession de la famille DAILLY cette famille hébergea le célèbre peintre Léon BONNAT
Portraitiste Officiel de la troisième République, Professeur à l’Ecole des Beaux-Arts en 1880 et élu membre de l’Académie des Beaux-arts en 1881, celui-ci mourut dans le Château le 8 septembre 1922.

En 1963 le domaine fût morcelé par la création de la nouvelle route Nationale16, vingt-neuf hectares furent achetés par l’Association pour le Développement de la Formation Professionnelle dans les Transports représenté par son Président Délégué Général et Fondateur GERARD DUPONT afin de créer un centre régional de Formation. En 1966 la « Brèche » fût détournée du parc, et son lit comblé. Après restauration du Château; restauration et agrandissement des bâtiments de l’ancienne « Ferme » les premières formations furent dispensées en 1967.

De nouveaux bâtiments furent construits dès 1972 afin de répondre à la demande de Formations toujours croissante.
Alain Binet, septembre 1999